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Banque Scotia 21k de Montreal

Woodfine et Gollish, Les Grands Gagnants À Montréal

By | Banque Scotia 21k de Montreal | No Comments

Par Laurent Godbout

Montréal (22 avril) – Profitant de conditions atmosphériques idéales au départ, les coureurs ontariens Tristan Woodfine, chez les hommes, et Sasha Gollish, chez les dames, ont remporté des victoires sans équivoque dimanche au Parc Jean-Drapeau de Montréal, pour la 16ème édition de la Banque Scotia 21k de Montréal.

Woodfine, 24 ans, de Cobden, Ontario, franchissait la ligne d’arrivée située aux abords du bassin d’aviron olympique en 1h05min43s. Gollish, 36 ans, de Toronto, remportait l’épreuve féminine en 1h16min14s.

Woodfine en contrôle

Dès le départ, Woodfine partait doucement avec le groupe de favoris parmi lesquels on retrouvait le champion en titre de 2017 François Jarry, l’Albertain Kip Kangogo, Baghdad Rachem, Jacques-Sylvain Lecointre et Adam Hortian, de Kitchener.

Le petit peloton de six coureurs s’est rapidement étiré et dès le 5ème kilomètre passé en 15:53, Woodfine menait, accompagné de Jarry et Kangogo. Accumulant des kilomètres à une moyenne de 3:06-3:07, les trois meneurs passaient les 10km en 31:30. Woodfine était visiblement le plus à l’aise, tandis que Jarry, à 30 secondes de son meilleur chrono sur route, grimaçait déjà.

Pendant ce temps, le peloton féminin, entouré de quelques coureurs masculins, était déjà réduit à trois athlètes, soit Anne-Marie Comeau, de St-Férréol-les-Neiges, et les Torontoises Sasha Gollish et Laura Desjardins. On avait vu au départ Leslie Sexton, une des favorites, mais la coureuse de London abandonnait dès le 2ème kilomètre.

Pendant que Gollish pratiquait quelque peu son français avec les «boys» qui l’entourait, Comeau, à sa première tentative sur la distance de 21,1 km, était à la tête du groupe qui franchissait les 10 kilomètres en 36 :38. À quelques mètres derrière, Desjardins ne semblait plus capable de tenir la cadence imposée par les meneuses. Très à l’aise, Gollish nous a semblé au beau milieu d’une longue séance d’entraînement!

Les choses se sont rapidement précipitées pour tout le monde entre le 10ème et le 14ème kilomètre. Pendant que Woodfine maintenait le rythme en enfilant des kilomètres en 3 :07, Jarry était décroché et accusait un retard de 28 secondes au 15ème tandis que Kip Kangogo suivait à 75 secondes du meneur. Au 4ème rang, Adam Hortiam pouvait bien voir Kip devant lui mais n’a jamais pu le rattraper.

On peut affirmer sans l’ombre d’un doute, avec ce chrono de 1h05m43s, que Woodfine en avait encore pas mal sous le pied et qu’il aurait certainement pu améliorer son record personnel (1h05m28s) s’il avait été poussé. Jarry, deuxième en 1h07m28s, conserva une avance importante sur Kangogo, 3ème en 1h08m15s.

«J’ai pris un bon départ, expliqua Woodfine à l’arrivée. Je me suis placé 3ème au début mais dès le 4ème kilomètre, je voulais voir qui pourrait me suivre. À partir de là, on avait déjà creusé un petit écart. Au 10km, je me sentais bien et j’ai poursuivi mon effort. J’étais un peu surpris de voir que Kip (Kangogo) n’était plus là. C’est un bon coureur et il a eu un hiver très difficile en Alberta. Je suis certain qu’il reviendra plus fort bientôt.»

Jarry était relativement satisfait de sa course. «Woodfine a fait une bonne course et il était plus fort aujourd’hui. Comme j’ai été malade autour de Pâques, je ne savais pas trop comment ça allait se passer. Considérant tout ce qui n’allait pas bien, c’est quand même un PB et je n’aurais pas pu demander plus.»

Jarry a bien tenté de demeurer près de Woodfine, mais ce dernier a lancé une attaque qui a fait mal à partir du 12ème kilomètre. «Autour de 12-13km, on s’en allait dans un vent de face et c’est là que ça faisait le plus mal, dit encore Jarry. À ce moment-là, je ne pouvais pas répondre et j’ai commencé à cramper. J’ai essayé de revenir sur lui vers le 15ème mais il était trop tard.»

Un résultat de bon augure pour Jarry, qui prévoit courir son premier marathon à Toronto l’automne prochain. Pour Woodfine, il s’agissait d’une dernière course avant le marathon d’Ottawa. «Ce résultat est une bonne indication qu’on est sur la bonne voie. J’ai bien aimé le parcours. Il y avait quelques virages où je me suis efforcé d’accélérer pour prendre un avantage. Je veux juste poursuivre mon entraînement pour Ottawa avec encore quelques semaines solides et ensuite diminuer à l’approche de la course.»

Gollish s’amuse

Gollish s’est montrée plus patiente et donna le coup de grâce en fin de course, terminant sous les applaudissements nourris en 1h16m14s, devançant Comeau par 11 secondes. Desjardins réussit à conserver la 3ème place pour terminer en 1h17m59s.

Coureuse parmi les plus polyvalentes au Canada, elle était de très bonne humeur à l’arrivée. «Je me sentais fatiguée en arrivant ici après un gros entraînement avant-hier. Je ne me suis pas entraîné hier et je voulais juste avoir du plaisir. Je suis demeuré dans le sillon du groupe et j’ai essayé de m’amuser tout au long de la course.»

Ce besoin de détente était bien évident avant le départ puisque Gollish parlait avec tous les coureurs à la ligne de départ. «Il ne faut pas sous-estimer l’importance du relâchement dans une course. Si on peut rendre l’effort moins pénible en relaxant, je crois que ça peut conduire à un meilleur résultat. J’aime bien avoir du plaisir en course.»

Loin d’être à la recherche d’un gros chrono, Gollish a abordé l’épreuve comme un long tempo. «Mon français est terrible, je comprends un peu mais je me suis pratiqué un peu. J’ai essayé de faire ma petite affaire.»

Gollish a maintenant des ambitions sur la distance du marathon. «Je vais quand même tenter de courir un 5000 mètres sur piste en mai. Le plan sera ensuite vers un marathon à l’automne, probablement à Berlin.»

Sans exception, tous les coureurs ont apprécié le parcours. Gollish a bien résumé le sentiment des athlètes. «Loin des voitures, dans ce grand parc, on était vraiment bien.»

 


 

Woodfine and Gollish Big Winners in Montreal

By Laurent Godbout

Montreal (April 22) – Taking advantage of ideal weather conditions at the start, Ontario runners Tristan Woodfine and Sasha Gollish won unequivocal victories on Sunday at Parc Jean-Drapeau in Montréal for the 16th edition of the Banque Scotia 21k de Montréal.

Woodfine, 24, of Cobden, Ont., crossed the finish line at the edge of the Olympic rowing basin in 1h05m43s. Gollish, 36, of Toronto, won the women’s event in 1h16min14s.

Woodfine in control

From the start, Woodfine was with a small group of favorites, including defending champion François Jarry from Montréal, Alberta’s Kip Kangogo, Baghdad Rachem, Jacques-Sylvain Lecointre and Adam Hortian of Kitchener. The small pack of six runners quickly spread out and passed 5 kilometres in 15:53, where Woodfine took the lead, followed by Jarry and Kangogo. Maintaining an average pace of  3:06-3:07/km, the three leaders passed 10km in 31:30. Woodfine was obviously the most comfortable, while Jarry, 30 seconds off his best time on the road, was already wincing.

Meanwhile, the women’s lead group, surrounded by a few male runners, was already reduced to three athletes, namely Anne-Marie Comeau, of St-Férréol-les-Neiges, and Toronto’s Sasha Gollish and Laura Desjardins. Leslie Sexton, one of the favorites, was seen at the start, but the London runner gave up near the second kilometer.

While Gollish was practicing her French conversation with the “boys” around her, Comeau, at her first attempt at the 21.1 km distance, was leading the group, passing 10 kilometers in 36:38. A few meters behind, Desjardins no longer seemed able to maintain pace with the leaders. Looking very comfortable, Gollish seemed to be in the middle of a long workout!

Things changed quickly for everyone between kilometers 10 and 14. While Woodfine kept a 3:07/km pace, Jarry was slowly letting go and was 28 seconds behind at 15km, while Kip Kangogo fell to 75 seconds behind the leader. In 4th place, Adam Hortian could see Kip in front of him but was unable to catch him.

Beyond a shadow of a doubt, with his winning time of 1:05:43, Woodfine still had a lot left in his legs and could certainly have improved his personal best (1:05:28s) if he had been pushed. Jarry, second in 1:07:28, kept a significant lead over Kangogo, 3rd in 1:08:15.

“I had a good start,” Woodfine said less than a minute after he finished. I positioned myself in 3rd place at the beginning but from the 4th kilometre on I wanted to see who could follow me. From there, we had already dug a small gap. At 10km, I felt good and I continued my effort. I was a little surprised to see that Kip was no longer there. He is a good runner and has had a very tough winter in Alberta. I’m sure he’ll come back to his best soon. ”

Jarry was relatively happy with his race. “Woodfine had a good race and he was stronger today. As I was sick around Easter, I did not really know how it was going to be. Considering all that went wrong, this is still a PB for me and I could not have asked for more.”

Jarry tried to stay in close range of the leader, but Woodfine launched an attack that hurt from the 12th kilometer. “Around 12-13km, we went in a headwind and that’s where it hurt,” said Jarry again. At that moment, I could not respond and started to cramp. I tried to get back to him around 15km but it was too late.” Overall, it was a  positive result for Jarry who plans to run his first marathon in Toronto next fall.

For Woodfine, this was his last race before the Ottawa Marathon. “This result is a good indication that we are on the right track. I enjoyed the course. There were a few bends where I went hard to accelerate and take advantage. I just want to continue my training for Ottawa with a few solid weeks and then decrease as the race approaches.”

Gollish relaxed and having fun

Sasha Gollish crossed the finish line looking relaxed and patient, throwing a final knockout punch near the end of the race. Finishing to loud cheers from the crowd in 1:16:14, she edged Anne-Marie Comeau by 11 seconds. Laura Desjardins managed to stay in 3rd place to finish in 1:17:59.

This was an impressive result from Comeau on her first attempt at the distance. The 21 year old Olympic cross-country skier ran without much knowledge of her abilities for the half marathon and was quite satisfied with the result.

One of the most versatile runners in Canada, Sasha Gollish was in a very good mood upon arrival. “I felt tired coming here after a massive training the day before yesterday. I did not train yesterday and I just wanted to have fun. I stayed in the groove of the group and tried to have fun all along the race. ”

This sense of calm was obvious before the start as Gollish spoke with all the runners at the starting line. “We must not underestimate the importance of relaxation in a race. If we can make the effort less painful by relaxing, I think it can lead to a better result. I like having fun in the race. ”

Far from looking for a fast time, Gollish approached the race like a long tempo run. “My French is terrible, I understand a bit, but I practiced a little. I tried to stay focused on my business. ”

Gollish now has ambitions for the marathon. “I will still try to run a 5000 meter track in May. The plan will then be geared towards a marathon in the fall, probably in Berlin. ”

Without exception, all the elite runners appreciated the course. Gollish pretty much summed up the feelings of the group. “Far from cars, in this big park, it felt really good.”

For full race results, visit: https://bit.ly/2pPsK0n

Un aperçu des épreuves élites au Banque Scotia 21k de Montréal

By | Banque Scotia 21k de Montreal | No Comments

Présenté par:

Par Paul Gains

Malgré un grand nombre de modifications au parcours par la construction au Parc Jean-Drapeau, le Banque Scotia 21k de Montréal attire encore cette année un peloton de bons coureurs ayant des visées sur les nombreuses bourses, des points importants pour le Circuit de course du Canada et un bon défi de début de saison.

L’épreuve montréalaise est la deuxième de huit courses du Circuit de course du Canada en 2018.

Les deux champions en titre du Circuit, Tristan Woodfine et Leslie Sexton, seront parmi les favoris, les deux athlètes ayant bien amorcé la saison 2018 avec des victoires au 8km Race Roster Spring Run-Off le 7 avril dernier.

Du côté masculin, l’international canadien Kip Kangogo traversera le pays pour livrer la lutte à Woodfine ainsi qu’au champion de l’édition 2017 de Montréal, François Jarry.

Le sympathique Jarry, étudiant à l’université McGill, n’aura qu’à prendre le métro pour se rendre à la ligne de départ. En dépit de l’admiration et du respect qu’il porte à ses rivaux, François n’a pas l’intention d’être trop généreux envers les visiteurs. N’ayant rien à perdre, il se trouve dans une position de négligé face aux favoris Woodfine et Kangogo. Et c’est ce qui peut parfois faire ressortir le meilleur d’un athlète.

Dans l’épreuve féminine, Sexton sera talonnée par celle qui l’a suivie au deuxième rang à Toronto. Laura Desjardins, une chiropodiâtre, prend son pied, c’est le moins qu’on puisse dire, dans les épreuves de longue distance. Une autre concurrente à surveiller, inscrite au dernier moment, sera Sasha Gollish. Contrainte à l’abandon lors du 8km de Toronto, la médaillée du 1500 mètres des Jeux panaméricains a déjà fait ses preuves sur les distances plus longues et sera dure à battre si elle est en possession de tous ses moyens.

Les Élites à surveiller:

Tristan Woodfine, 24 ans, indépendant, Cobden, Ontario

Le champion en titre du Circuit de course du Canada, Woodfine préconise présentement un volume plus élevé d’entraînement dans sa préparation pour le Marathon Scotiabank d’Ottawa le 27 mai prochain. Dans une semaine d’entraînement plus légère, ce fut une belle surprise pour lui de remporter le 8km Race Roster Spring Run Off à Toronto. Woodfine détient un record personnel de 1h05.28 au demi-marathon.

Woodfine n’aspire pas à un chrono rapide sur le parcours montréalais, surtout depuis l’ajout de plusieurs virages. Étudiant au Collège de Santé et Technologie de l’Ontario, il souhaite devenir ambulancier paramédical.

“Ce sera beaucoup plus pour déployer un gros effort à cinq semaines du marathon d’Ottawa”, explique-t-il. “Je ne suis pas certain qui sera de la course mais s’il y a une bonne compétition cela ajoute au plaisir de courir. L’objectif numéro un est de donner un gros effort en préparation pour Ottawa et s’il y a des coureurs rapides c’est un boni. ”

“J’ai affronté Kip (Kangogo) quelques fois. Il est présent sur la scène canadienne depuis plusieurs années et il est toujours un athlète compétitif. Je ne sais pas si j’ai déjà couru contre François (Jarry), mais n’importe qui peut connaître une bonne course un jour donné et il faut sortir avec l’idée de faire de son mieux et voir où cela va vous mener.”

Leslie Sexton, 30 ans, London Runner, London, Ontario

En octobre 2017, Sexton était couronnée Championne canadienne du marathon malgré une blessure qui avait retardé son début de saison. Présentement en pleine forme, comme elle l’a démontré lors de sa première victoire de l’année à Toronto, elle est maintenant prête au test du demi-marathon. Améliorer son record personnel de 1h13.13 n’est peut-être pas dans les cartes, en raison des nombreux changements sur le parcours du Parc Jean-Drapeau.

Sexton est plutôt motivée par la possibilité d’ajouter des points au classement du Circuit de courses du Canada à Montréal. Encore plus, elle insiste sur l’importance de voir si son volume d’entraînement élevé sera bénéfique. Cette course fait donc partie d’un plan plus général.

“Je dirais que même sans les points du circuit, je participerais à plusieurs courses du circuit de toute façon,” avoue Sexton. “Il s’agit d’une belle occasion de remporter une bourse en argent et me faire connaître un peu plus. Cette année, j’ai l’intention de participer à cinq ou six courses et peut-être demeurer dans la lutte pour le classement général du circuit encore cette année.

“Le plan pour ce printemps n’est pas de courir un marathon mais de travailler à mon demi-marathon et mon 10 km. La date de Montréal au calendrier était bonne pour un objectif au demi-marathon me donnera trois semaines avant les championnats de 10 000 mètres sur piste de l’Ontario. Je n’ai pas couru sur le parcours de Montréal depuis 2012 (elle était 2ème) et c’était alors un Championnat canadien. Même avec la construction autour, je pense pouvoir obtenir un temps rapide.”

Kip Kangogo, 38 ans, Lethbridge, Alberta

Toujours un fort compétiteur sur les routes, le Canadien d’origine kényane est le plus rapide sur papier avec un record personnel de 1h03.22, réalisé au Scotiabank Vancouver Half Marathon de 2011. Le printemps dernier, Kip avait aussi remporté le titre de champion canadien au Demi-marathon de Calgary. En 2016, il avait remporté la victoire au 21k Scotia de Montréal.

Ces jours-ci, il travaille six heures par jour pour la commission des écoles du District de Lethbridge, ce qui lui permet du temps avec son épouse et ses deux jeunes enfants en plus de pouvoir s’entraîner. Ayant changé d’entraîneur, il exécute les entraînements preparés par le coach kényan Matthew Cheriuyot. Il est aussi un athlète de l’équipe Skechers Performance du Canada.

“Je veux un bon test pour débuter ma saison et Montréal est un bon endroit pour le faire,” dit-il. “J’y suis déjà allé en 2016 et c’est un bon endroit. Ç’a été un hiver difficile mais j’ai bien hâte de voir où en est ma forme en ce début de saison. ”

Sasha Gollish, 36 ans, University of Toronto TC, Toronto, Ontario

Arrivée tardivement à la course de fond, la candidate au doctorat en Génie excelle des épreuves du 1500 mètres au demi-marathon.

En 2015, elle remportait la médaille de bronze du 1500 mètres des Jeux panaméricains. Elle a aussi à sa fiche un record personnel de 1h11.05 au demi-marathon, ce qui la situe au 3ème rang de tous les temps au Canada. Plus récemment, elle a été la meilleure Canadienne des championnats du monde IAAF de demi-marathon à Valence, terminant 30ème en 1h11.52. Malade, elle devait abandonner lors du 8km Race Roster Spring Run Off mais elle est maintenant prête à rejoindre l’élite du peloton de Montréal.

Francois Jarry, 24 ans, Athlétisme Ville-Marie, Montréal, Quebec

Il y a un an, cet étudiant de l’université McGill émergeait comme l’un des bons jeunes coureurs du Québec en remportant 21k Banque Scotia de Montréal en 1h07.23 en terminant par la suite au 4ème rang des championnats canadiens de Demi-marathon à Calgary. Remporter la course de Montréal devant ses amis et supporteurs fut, dit-il, ‘’une de mes plus belles réalisations.’’

Suite à cette victoire, François a été récompensé en étant nommé parmi les athlètes Skechers Performance du Canada comme son rival Kip Kangogo. À l’évidence, il voue un énorme respect au champion canadien.

“Oh, est-ce qu’il sera là ? Je le connais. Je n’avais pas encore vu la liste de départ. Et bien s’il est là, ce ne sera pas facile,” dit Jarry en riant. “Je l’ai vu à Calgary l’année dernière et je sais qu’il est pas mal rapide. S’il est dans la forme habituelle, j’aurai besoin d’un gros ‘pb’ pour avoir une chance contre lui.

“J’avais un bon volume d’entraînement récemment mais cela vous rend plus vulnérable à la maladie. J’ai été malade durant la période de Pâques j’ai dû prendre une pause de près d’une semaine. J’espère que je pourrai garder la forme, ça pourrait être un grande course.”

Anne-Marie Comeau, 21 ans, Université Laval, Québec

En grandissant à Mont Ste-Anne, Comeau a été amenée au ski de fond en bas âge et a participé à de nombreuses compétitions internationales au cours de son adolescence. Mais lorsqu’elle est entrée à l’université Laval en sciences comptables en 2015, elle passa beaucoup plus de temps à la course en cross-country et représentait l’équipe universitaire du Rouge & Or.

Malgré cette absence fréquente des activités de son premier sport au cours des deux dernières années, Anne-Marie a tenté ultimement et avec succès un dernier coup pour se qualifier pour les Jeux olympiques d’hiver de 2018.

“J’ai couru en cross-country durant tout l’automne,” dit-elle. “Je courais beaucoup mais je ne m’entraînais pas tant que ça pour le ski et je me suis étonnée. J’étais en bonne forme et prête pour les Jeux olympiques.

“Le ski de fond est très bon pour la course mais la course est aussi bonne pour le ski. Quand je fais les deux, je me sens bien pour les deux. En ski, j’ai moins de blessures qu’à la course. Les blessures les plus sérieuses en ski sont les tendinites aux épaules. J’en ai eu une il y a deux ans, parce que la double poussée est très dure pour les épaules. Par contre, on n’a pas de blessures aux pieds ou aux genoux.

“Ce sera ma première expérience au demi-marathon. Comme c’est ma première, je ne sais pas trop comment voir cette course, à quelle vitesse je démarrerai. Je ne veux pas partir trop vite parce que je ne sais pas ce que je peux maintenir sur 21 km. J’aimerais bien courir sous 1h20 ou 1h19 mais je ne sais honnêtement pas ce que je peux faire. ”

Laura Desjardins, 29 ans, Newmarket Huskies, Toronto, Ontario

Desjardins en a étonné plusieurs en terminant au 2ème rang lors du 8 km Race Roster Spring Run Off, un résultat qui l’a mis en confiance avant le 21k Banque Scotia de Montréal. En octobre dernier, elle a fait ses débuts au demi-marathon à Toronto en 1h17.24.

“Je sens que j’ai appris quelque chose lors du 8km de Toronto. Préparation, affûtage, nutrition, repos, éléments de récupération,” dit-elle. “J’ai appris de ça et je pense que ça va m’aider pour le demi de Montréal.

Sous la direction du réputé entraîneur de fond Hugh Cameron, elle a augmenté son entraînement de manière significative cet hiver en vue de la saison de compétitions. Programme d’entraînement réalisé tout en poursuivant son travail chez Premier Footworks à Mississauga.

“Je suis relativement nouvelle sur l’entraînement de fond et c’est ma première année avec un plus gros volume et plus de kilométrage, en plus de mes heures de travail par semaine,” explique-t-elle. “Ça m’a demandé une adaptation.”

“Je m’habitue à ce volume et cette intensité à l’entraînement et je veux voir où j’en suis. C’est une sorte d’année d’expérimentation avec différentes distances et voir comment mon corps s’adapte à ces courses. Il n’y a pas de courses de qualification pour des épreuves mondiales. Le demi-marathon Scotiabank de Toronto et le championnat canadien de 10 km à Ottawa seront les plus importantes.”

Banque Scotia 21k de Montréal Elite Preview

By | Banque Scotia 21k de Montreal | No Comments

Presented by Koena  

By Paul Gains 

Despite several course changes due to ongoing construction inside Parc Jean Drapeau the Banque Scotia 21k de Montréal has attracted a strong field intent on chasing prize money, Canada Running Series points and an early season challenge.

The event is the second stop on the eight race 2018 CRS circuit.

Leading the elite field are the two defending CRS champions, Tristan Woodfine and Leslie Sexton, who launched their 2018 CRS campaigns in victorious fashion at Toronto’s Race Roster Spring Run Off 8k, April 7th.

Canadian international Kip Kangogo, flies across the country to do battle with Woodfine and defending Montréal champion, Francois Jarry.

The personable Jarry, a McGill University student, will hop the Metro to get to the race but although he admires and respects his rivals he doesn’t intend to be the perfect host. With nothing to lose he is in a comfortable position compared to the favoured Woodfine and Kangogo. And that can often bring out the best in a competitor.

Meanwhile, Sexton will be shadowed by the woman who finished second to her in Toronto, Laura Desjardins, a practicing chiropodist,  who is finding her feet in the longer distances. A late addition to the field is Sasha Gollish who, under duress, dropped out of the RRSRO 8k. The Pan Am Games 1,500m gold medalist is an accomplished distance runner and if fully fit will prove difficult to beat.

Elites to Watch:

Tristan Woodfine 24, Unattached, Cobden, Ontario

The defending CRS overall champion Woodfine is embracing a higher training volume as he prepares for the Scotiabank Ottawa Marathon May 27. Dropping down and winning the Race Roster Spring Run Off 8km in Toronto was a pleasant surprise in light of the training. Even so he has a best half marathon time of 1:05:28.

Running fast over the Montréal course particularly with the addition of a few more turns is no longer the target for Woodfine who is now studying at the Ontario Health and Technology College. He intends to become a paramedic.

“It’s more about getting a good hard effort in five weeks before Ottawa,” he explains. “I am not sure who is going to be racing but if there is good competition there then that adds to the fun. Goal number one is get a good hard effort in preparation for Ottawa and if there are some fast guys to race that’s an added bonus.

“I have raced Kip a couple of times. He’s been on the Canadian running scene for many years and he is always a good competitor. I don’t know if I have ever raced Francois but anyone can have a good race on any given day so you just go out there and give it your best and see where you stack up.”

Leslie Sexton 30, London Runner, London, Ontario

Last October Sexton was crowned Canadian Marathon Champion despite an injury induced delay to the start of her 2017 season. Now, fully healthy and fit, as her recent victory in Toronto proved, she is ready to test herself over the 21k distance. Beating her personal best (1:13:13) is likely not in the cards this weekend due to the course changes.

The attraction of adding CRS points is one reason she is racing Montréal. More importantly she says is the importance of seeing how her high volume training has paid off. The race is part of a bigger picture.

“I would say even without the CRS points I would be doing a lot of CRS races anyway,” Sexton admits. “It’s just a great competitive opportunity to win prize money and get my name out there a bit more. This year I intend to do five or six races in the Series and hopefully contend for the Series win again.

“The plan for this spring was not to do a marathon but to work on my half marathon and my 10k. So the date of Montréal worked well to be a ‘goal’ half marathon and will give me about three weeks before I do the Ontario 10,000m championships. I haven’t run the Montréal course since 2012 (she was 2nd) when it was the Canadian Championships. Even with the construction, hopefully, I can still run a pretty fast time.”

Kip Kangogo 38, Lethbridge, Alberta

Always a strong competitor on the roads this Kenyan born Canadian citizen is the fastest on paper with a personal best of 1:03:22 from the 2011 Scotiabank Vancouver Half Marathon. Last spring he also won the Canadian Half Marathon championship in Calgary. More significantly he raced in Montreal in 2016 and won.

These days he is working six hours a day for the Lethbridge School District which he says allow him time with his wife and two young children as well as the opportunity to complete his training program. Having switched coaches he follows workouts prescribed by Kenyan Matthew Cheriuyot.  He is also a Skechers Performance Canada Athlete.

“I am looking for a test to open my season and Montréal is a good place to do it,” he declares. “I have been there before (in 2016) and it’s a good environment. It has been a tough winter but I look forward to seeing where my fitness is as I start the season.”

Sasha Gollish 36, University of Toronto TC, Toronto, Ontario

A relative late comer to distance running this PhD Engineering candidate has excelled at distances from 1,500m up to the half marathon.

In 2015 she claimed the Pan Am Games 1,500m bronze. She also has a best half marathon time of 1:11:05 making her the third fastest Canadian of all time. Most recently she was Canada’s top finisher at the IAAF World Half Marathon Championships finishing 30th in 1:11:52. Illness forced her to drop out of the recent Race Roster Spring Run Off but she has rebounded to join the elite field for Montréal.

Francois Jarry 24, Athlétisme Ville-Marie, Montréal, Quebec

A year ago this McGill University student emerged as one of Quebec’s finest young runners winning the Banque Scotia 21k de Montreal in 1:07:23 and then finishing 4th at the Canadian Half Marathon Championships in Calgary. Winning this race in front of his hometown supporters was, he says, one of his greatest achievements.

Now he has been rewarded by being named a Skechers Performance Canada Athlete like his rival Kip Kangogo. Clearly he respects the Canadian champion immensely.

“Oh he is going to be there? I know him. I hadn’t seen the start list yet. If he is going to be there it is not going to be easy,” he says laughing. “I saw  him in Calgary last year and I know he is pretty fast. If he is in the shape he usually is then I am going to need a very big ‘pb’ to have a chance against him.

“I was doing great training big volume but that makes you more susceptible to illness. I had some sickness over Easter and took me out for about a week. Hopefully most of my fitness will stay with me. It could be a great race.”

Anne-Marie Comeau 21, Laval University, Montréal, Quebec

Growing up in Mont Ste Anne, Quebec Comeau was introduced to cross country skiing at an early age and competed internationally as a youth. But when she enrolled in accounting at Laval University in 2015 she switched to cross country running and competed for the varsity team.

Despite this absence from her chosen sport she made a last ditch effort to qualify for Canada’s team to the 2018 Winter Olympics and was successful.

“I was doing cross country running all during the fall,” she says. “I was running a lot but wasn’t training so much for skiing so I surprised myself. I was in good shape and I was fine for the Olympics.

“Skiing is very good for running but also running is very good for skiing. When I do both I feel better for both. We get way less injuries than in running; the biggest injuries we have in skiing is tendonitis in the shoulders. I had one two years ago because the double pulling is really hard on the shoulders. But we don’t have injuries on our feet and knees.

“This is my first experience in the half marathon. Because it is my first one I don’t know how to see the race, which pace to start. I think I don’t want to start too fast because I don’t know the speed I can go for 21k. I would like to do under 1:20 or 1:19 but I don’t honestly know what I can do.”

Laura Desjardins 29, Newmarket Huskies, Toronto, Ontario

Desjardins surprised many with her second place finish at the Race Roster Spring Run Off 8km a race that has given her much more confidence going into the Banque Scotia 21k de Montréal.  Last October she made her debut at the half marathon distance in Toronto finishing in 1:17:24.

“I feel like I have learned something from that (RRSRO 8k) race, preparing, tapering, nutrition, rest, recovery items,” she says. “I have learned from that and I think it will help me going into the ‘Montreal Half.’

Under the direction of noted distance coach, Hugh Cameron, she has increased her training significantly this winter in preparation for the racing season. This she has done around her employment as a Chiropodist at Premier Footworks in Mississauga.

“I am relatively new to the distance training this is my first year doing higher mileage higher volume on top of doing 40 hours of work and commuting,” she explains. “It was kind of an adjustment.”

“I am getting used to this volume and intensity in training and trying to see where I stand. It’s kind of a year of experimenting with different distances and seeing how the body adapts to those races. I know there is no major world qualifier. The Scotiabank Toronto Half Marathon is a big one, the 10k championships in Ottawa.”

 

Third Time’s The Charm for Dayna Pidhoresky at Banque Scotia 21k de Montréal

By | Banque Scotia 21k de Montreal | No Comments
By Nathalie Rivard 

Montréal, April 23rd 2017. The stars were aligned this morning as it was under perfect weather conditions that the racers took their place at the start of the 15th annual Banque Scotia 21K de Montréal. The sun was shining and it was about 13 degrees, winning conditions for fast times.

On the women’s side, Dayna Pidhoresky from Vancouver led the race for the entire course and finished in 1:13:45. This is a third win for her this year and one that helped her secure a chance to run at the IAAF World Half Marathon Championships in February 2018. In second place, Lioudmilla Kortchaguina from Markham (Ontario) finished in 1:15:39 which also put her first place in the Master’s category. The first Quebec woman to cross the finish line, Arianne Raby from Montreal, followed with a time of 1:15:54.

Dayna Pidhoresky – Photo credit: Inge Johnson/Canada Running Series

Dayna Pidhoresky is happy with her performance (1:13:45). She said she is starting to feel like she is back on track. She is a lone wolf and loves to train by herself. This year has been good so far as she won her first three races of 2017. Her main goal is to make the world team for the 2017 IAAF World Championships in London this August and she hopes to qualify at the Ottawa Marathon. Today’s race also qualified her for the IAAF World Half Marathon Championships in February 2018. She hopes to be chosen for both, as she wants to gain more international experience and get better at marathons. “It is such a learning curve and there’s so much to learn” she said. “The more you race, the more you are going to learn. I always want to be good right from the start, but I know it will take couple of years before I reach my full potential. I look at Krista DuChene, she is so experienced and she has been doing this for so long and still getting better. It makes me believe I could also be doing this for a while. Marathon running is a slow and steady type of thing!”

Second woman to finish, Lioudmila Kortchaguina (1:15:39) found the race tough today mainly because of the wind, but she is always happy to come race in Montreal because she loves the city, the course, the people and the fact that there are a lot of supporters.

Lioudmila Kortchaguina – Photo credit: Inge Johnson/Canada Running Series

Third place Arianne Raby (1:15:53) had a good race overall. She wanted to test her fitness level before the Ottawa Marathon next month. She finished three minutes faster than at her first half marathon last year. The hardest thing for her was the fact that she ran alone most of the time. She wanted to stay close to Kortchaguina, but she only started to feel better after 10 km. A former short distance runner, Arianne’s specialties were 800 and 1500 meters. She switched to long distance two years ago. She did her first marathon last September in 2:48 and her objective this year is to run 2:40 in Ottawa.

Arianne Raby – Photo credit: Inge Johnson/Canada Running Series

Bianca Premont (1:23:11) who took fourth place also had some difficulties today as she was sick. She even told her boyfriend at the 12km mark that she would stop at 13km. Ultimately, she decided to finish the race, but she ran it at her marathon pace which was slower. She managed to pick up speed closer to the end, passing two other runners. It motivated her. Her objective this year is the Scotiabank Toronto Waterfront Marathon in the fall, as her favourite distance is 42K.

As soon as the men’s race started, a lead pack of seven runners formed within’ seconds. They stayed close together for almost half of the race. During the first four kilometers, Anthony Larouche from Quebec City was in the lead, but he was passed at the 5km mark by John Mason from Drumbo (Ontario) who kept the lead throughout most of the race. It was a tightly knit leader pack, with less than 2 meters between the first and last runner in the pack.

At the halfway mark it became a battle between four runners: François Jarry, John Mason, Stephane Colle and Anthony Larouche, who all had halfway splits between 33:40 and 33:41.  With less than two kilometers to go, Jarry (1:07:23) started to pick up speed and took the lead, putting a little more distance between him and the other runners. Stephane Colle (1:07:37) passed John Mason (1:07:41) just one hundred metres from the finish for a close second and third place, followed by Anthony Larouche (1:07:49) in fourth.  It’s interesting to know that it was Stephane Colle’s first half marathon.

Francois Jarry – Photo credit: Inge Johnson/Canada Running Series

François Jarry felt good at the start this morning, but when John Mason started to push the pace at about 7km, he started to struggle. He was in the lead pack, but he says he suffered from kilometres 8 to 14. He was trying hard to stay with the group and he’s happy he did because less than 2km from finish, he had the energy to pick it up and create distance between him and the other runners. He knew then that it was his race. David Le Porho mentioned to me after the race that Jarry’s specialty is strong pick-ups at the end. “He is a fierce competitor and when he is in the lead pack, if he still has juice at the end, we know we are in trouble!”

Jarry is a member of the new Athlétisme Ville-Marie lead by John LoFranco and Jim McDannald and he runs about two half marathons per year. His objective today was to finish first and maybe go under 1:07 as an added bonus. With a time of 1:07:23, he did not finish under 1:07, but he still got a personal best. It’s a big year for Jarry, with lots of races on his agenda like the Canadian 10,000m Championships in Guelph and the Canadian Half Marathon Championships in Calgary where he would like to finish in the top 3 or 5. The year has started strong for him and it boosts his confidence for the rest of the year.

The second place runner, Stephane Colle, was running his first half marathon on Sunday and is also happy with his performance. He said the most difficult thing for him was the wind, but with John Mason in the lead, just in front of him for most of the race, he was sheltered from it most of the time.

Stephane Colle – Photo credit: Inge Johnson/Canada Running Series

Even finishing third, John Mason fought a really good race. A strong runner with a great stride, he was leading for the most part of the race and was only passed in the last two kilometers – not bad for a guy who dislocated his shoulder six weeks ago! Mason was hoping to have a strong run if he ran smart and he did. It was also a PB for him today.

John Mason – Photo credit: Inge Johnson/Canada Running Series

Anthony Larouche also gave a good performance as he mentioned he had not fully recovered from his 10K race the previous week at the Bucknell Bison Invite, where he broke the 30 minute mark, by finishing in 29:55. His legs this morning started to show signs of fatigue at the 15km mark and he did not have the strength to finish as strong as he had started. He finished 4th.

In the Masters category, Amor Dehbi (1:12:28) from Club Enduromax of Montreal finished first after taking almost a full year off of running and getting back to training just two months ago. Overall, Quebec dominated the men’s podium with four out of the five first finishers and a first place in the Masters. David Le Porho, who was expected to be in the leading pack, had a bad day and abandoned the race half way.

Overall, it was a great race with many PBs for runners and the sun was shining for all of them!


Un triplé pour Dayna Pidhoresky cette saison avec sa première place à la Banque Scotia 21K de Montréal

Montréal, April 23rd 2017. Les dieux de la course étaient avec les coureurs ce matin, car c’est sous un soleil radieux et environ 13 degrés qu’ils ont pris le départ de la 15e édition de la Banque Scotia 21K de Montréal, des conditions gagnantes pour réaliser des temps rapides.

Du côté des femmes, Dayna Pidhoresky de Vancouver a été en tête tout au long de la course et a terminé en 1 :13 :45. Une troisième victoire pour elle cette année, ce qui lui assure le temps nécessaire pour peut-être courir le IAAF World Half Marathon Championships en février 2018. En deuxième place, Lioudmilla Kortchaguina de Markham en Ontario a fait 1 :15 :39, ce qui lui a aussi assuré la première place chez les Maîtres. La troisième place et première Québécoise à terminer la course est Arianne Raby de Montréal qui a réussi un temps de 1 :15 :54.

Dayna Piedhoresky qui a fini première chez les femmes, est heureuse de sa performance (1 :13 :45). Elle sent qu’elle revient en force. C’est une coureuse solitaire qui adore s’entraîner seule. Cette année est bien partie pour elle car elle a remporté ses trois premières courses. Son objectif principal est de faire l’équipe du IAAF World Championships London 2017 et elle espère s’y qualifier lors du Marathon d’Ottawa le mois prochain. La course d’aujourd’hui lui donne aussi le temps nécessaire pour se qualifier pour le IAAF World Half Marathon Championships en février 2018. Elle se croise les doigts pour être choisie pour les deux, car elle veut acquérir plus d’expérience internationale. Elle veut devenir meilleure sur la distance marathon. « C’est tout un apprentissage et il y a tellement à apprendre. Ça se fait progressivement et plus tu courses, plus tu apprends. Je veux toujours être la meilleure même quand je commence, mais je sais que cela me prendra plusieurs années avant d’atteindre mon plein potentiel. Quand je regarde Krista DuChene, si expérimentée et qui court depuis si longtemps tout en s’améliorant, ça m’encourage ! Je me dis que je pourrai courir longtemps. Les marathons c’est une distance plus lente où il faut plus de constance ».

La deuxième femme à finir, Lioudmila Kortchaguina (1 :15 :39) a trouvé la course dificile aujourd’hui surtout à cause du vent, mais elle adore courir à Montréal pour la ville, son parcours et la foule enthousiaste.

En troisième place, Arianne Raby (1 :15 :53) a eu une bonne course dans son ensemble. Elle voulait tester sa forme physique pour le Marathon d’Ottawa du mois prochain. Elle a réussi à faire trois minutes de moins qu’à son premier demi l’an dernier. Le plus dur a été de courir seule presque tout le temps car il n’y avait pas de peloton chez les femmes. Elle voulait s’accrocher à la deuxième coureuse, mais elle a commencé à se sentir bien seulement après 10 km. Anciennement coureuse de 800 et 1500 mètres, elle est passée à la course de fond il y a deux ans. Elle a couru son premier marathon à Montréal en septembre dernier avec un temps de 2 :48 et elle vise 2 :40 pour celui d’Ottawa cette année.

Bianca Premont (1 :23 :11) a terminé quatrième, mais a éprouvé quelques difficultés car elle était malade. Elle a même dit à son conjoint croisé au 12e km qu’elle abandonnerait au 13e. Elle a finalement décidé de terminer sa course, à sa vitesse de marathon, ce qui est plus lent. Malgré tout, elle a dépassé deux personnes ce qui l’a encouragée. Son objectif cette année est le Marathon de Toronto à l’automne, le 42K étant sa distance préférée.

Aussitôt après le départ des hommes, on a vu se former en quelques secondes un peloton de sept coureurs qui est resté ensemble près de la moitié de la course. Pendant les quatre premiers kilomètres, Anthony Larouche de Québec était en tête, mais il a été dépassé au 5e kilomètre par John Mason de Drumbo (Ontario) qui a été le premier presque jusqu’à la fin de la course. Le peloton était tissé serré, le premier coureur étant séparé du dernier par moins de 2 mètres.

À mi-parcours s’est devenu une course entre quatre coureurs Jarry, Mason, Colle and Larouche qui sont tous passés entre 33 :40 and 33 :41. À moins de deux kilomètres de l’arrivée, François Jarry (1 :07 :23) s’est détaché du peloton et a mis un peu de distance entre lui et les autres coureurs. Stephane Colle (1 :07 :37) a pour sa part dépassé John Mason (1 :07 :41) à seulement 100 mètres de la l’arrivée, terminant ainsi 2e et 3e, suivi d’Anthony Larouche (1 :07 :49) qui a rafflé la 4e place. Fait à noter, c’était le premier demi-marathon de Stephane Colle.

François Jarry se sentait bien au départ ce matin, mais quand John Mason a augmenté la cadence au 7e kilomètre, il a eu du mal à suivre et a souffert du 8e au 14e kilomètre, mais il voulait s’accrocher au peloton. Il est heureux d’avoir persévéré car à un peu moins de deux kilomètres de la fin, il a réussi à prendre la tête et à se distancer du reste du peloton. Il savait à ce moment que c’était sa course. Il a donc fini en force. David Le Porho nous a mentionné après la course car les fins de course c’est la spécialité de Jarry quand il a encore du jus rendu là. « Il est redoutable, car il réussit à sprinter et à dépasser tout le monde. »

Jarry est membre du nouveau Athlétisme Ville-Marie dirigé par John Di Franco et Jim McDannald et il court environ deux demi-marathons par année. Son objectif aujourd’hui était de finir premier et comme bonus de peut-être faire moins de 1 :07. Avec un temps de 1 :07 :23, il n’a pas fait sous les 1 :07, mais il a tout de même réussi un record personnel. C’est une grosse année pour lui avec beaucoup de courses à son calendrier donc le Championnat canadien 10,000 m à Guelph et le Championnat canadiens de demi-marathon à Calgary où il espère finir dans les 3 ou 5 premiers. L’année a commencé en force et ça augure bien pour le reste de celle-ci.

Stephane Colle qui a terminé deuxième en était à son premier demi-marathon ce matin et il est heureux de sa performance. Ce qu’il a trouvé le plus difficile c’est le vent, mais comme John Mason était devant lui pendant presque toute la course il a réussi à s’en protéger presque tout le temps.

Même s’il a fini troisième, John Mason peut être fier de sa course. C’est un coureur puissant avec une foulée parfaite, qui a mené pendant presque toute la course et qui ne s’est fait dépassé qu’aux deux derniers kilomètres. Pas mal pour un coureur qui s’est disloqué l’épaule six semaines auparavant. Il espérait avoir une bonne course et il savait que s’il courait intelligemment il réussirait. Mission accomplie car il a réalisé un PB aujourd’hui.

Anthony Larouche pour sa part a aussi réalisé une excellente performance même s’il n’avait pas eu le temps de complètement récupérer de son record personnel au 10K du Bucknell Bison Invite de la semaine dernière où il a réussi à aller sous les 30 minutes avec un temps de 29 :55. Ses jambes ont commencé à montrer des signes de fatigue après 15 km et il n’a pas été capable de finir aussi fort qu’il avait commencé. Malgré tout, il a quand même fini en 4e place.

Dans la catégorie des Maîtres, Amor Dehbi (1 :12 :28) du Club Enduromax de Montreal a terminé premier après près d’une année de pause et un retour à l’entraînement juste deux mois plus tôt. Dans l’ensemble, le Québec a dominé le podium chez les hommes avec quatre des cinq premières places ainsi qu’une victoire chez les Maîtres. David Le Porho, qui était attendu dans le peloton de tête, n’a pas eu une bonne course et a abandonné à mi-parcours.

En résumé la plupart des gagnantes chez les femmes ont trouvé la course plus difficile que les hommes, possiblement à cause qu’elles ont presque toutes courues seules et que le défi de dépasser les autres étaient moins présent en raison des distances qui les séparaient les unes des autres. Cela n’a toutefois pas empêché Stephaney Hortian (1 :23 :46) de Kitchener de terminer 5e à son premier demi-marathon. Beaucoup de records personnels aujourd’hui ! Le soleil brillait pour la plupart d’entre eux.

Dayna Pidhoresky Intent on Victory at 21k de Montréal

By | Banque Scotia 21k de Montreal | No Comments
By Paul Gains

Dayna Pidhoresky hopes third time will prove lucky when she contests the Banque Scotia 21k de Montreal on Sunday April 23rd.

On two previous occasions the now 30-year old Tecumseh, Ontario native has finished second in the race – a Canada Running Series event. This time she has additional motivation as she approaches the day: a victory would take her 2017 season record to a perfect 3-0.

Pidhoresky moved west to Vancouver a little over two years ago with her boyfriend/coach Josh Seifarth. They were married in August 2015. The change has proven advantageous.

On March 18th of this year she won the St. Patrick’s Day 5km Run in her new hometown before earning an impressive win at the Around the Bay 30km race in Hamilton, her third at this prestigious race. There she recorded a personal best time of 1:47:27. That’s three and a half minutes faster than she has ever run on that hilly course – a fair indication she has made significant progress.

Familiarity with the Montreal 21km course, which traverses Parc Jean Drapeau on scenic Ile Notre Dame and Ile Sainte-Helene, should also count for something.

Athletics Canada has graciously altered the qualifying period for the 2018 World Half Marathon Championships to include Banque Scotia 21k de Montreal. A trip to Valencia, Spain next March would be another fine international competition for Pidhoresky.

But it is a berth on Canada’s 2017 IAAF World Championship marathon team which remains the year’s primary goal and she is focusing on achieving this at the Scotiabank Ottawa Marathon (May 28th). Hence she is looking for a quick time in Montreal to confirm she is on the right track.

“I definitely don’t think I would be happy with anything other than under 1 hour 14 minutes,” she reveals. “I would be satisfied but I want more than that. It is so hard to know. Everything has to align on the day. I hope that happens.”

Early on, Pidhoresky showed impressive marathon potential before she encountered injury and other health problems. At the 2011 Niagara Falls Half Marathon she ran 1:11:46 making her the fourth fastest Canadian woman ever. But then she suffered a couple of stress fractures of the sacrum, the most recent last autumn.

She finally made her marathon debut at the 2016 Houston Marathon but dropped out after suffering gastrointestinal problems. Then came the 2016 Scotiabank Toronto Waterfront Marathon, but in the buildup to the race she felt something wasn’t quite right. Under duress she finished in 2:40:38 receiving a Canadian Championship bronze medal. Afterwards, she was diagnosed with her second sacral fracture. Her fortunes appear on the rise now.

Although she has represented Canada in the 2011 Chiba Ekiden, a team road race event, earning a place on her first major championship team would be a major step.

“I am definitely going into it trying to make that world team,” she says of the Ottawa Marathon. “I think that is the last day you can qualify. So going into it I will know exactly what I have to do. A part of me wants to run really fast, but I think the decision will be to run safely to get that qualifying time. That’s the goal. Then hopefully I will be able to test my fitness later in the year.”

Which brings her back to the importance of the Montreal 21k. Predictably she is cautious about her intentions knowing that she will, in all likelihood, continue training through the race to ensure peak fitness for the marathon.

“It is still over a month out from Ottawa so I don’t think I will be running on ‘tapered’ legs,” she explains. “Hopefully, I feel good because it’s not fun to run to feel really fatigued. I definitely want to run fast. I would love to PB.

“I know that course is fast, if the weather conditions are quite right. It can get windy and I have experienced that course when it’s windy. I want to run fast but I know it’s possible that I won’t be feeling super peppy.  I will know in the first five or ten km if it’s going to be a good day or not.”

Should Pidhoresky falter, there are several Quebecers only too happy to give chase. They include Arianne Raby who ran the 5k distance at the event a year ago but has also run the marathon in 2:48:54, Bianca Premont who won Montreal 21k in 2015, and Sandra McLean. Premont also finished 3rd in the Banque Scotia 21k de Montreal a year ago and has a best marathon time of 2:48:29.

Pidhoresky’s confidence has been boosted lately with some exceptional training weeks where she has gone over 150 kilometres in training volume. That includes a weekly rest day during which she might swim or bike to keep stress off her legs. During one of her intervals sessions (repeated hard one kilometre runs) two weeks ago she was joined by Canadian Olympian Natasha Wodak for part of her workout.

The ultimate proof of fitness, however, will come April 23rd in Parc Jean Drapeau.

The men’s race will be a tight one with half a dozen men owning 10k bests of around 30:30 which bodes well for a good battle. No doubt someone will emerge and draw the spotlight upon himself.

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For More Information and to Register for Banque Scotia 21k de Montreal:

www.21kdemontreal.com

 

Dayna Pidhoresky vise la victoire au Banque Scotia 21k de Montréal

Par Paul Gains

Dayna Pidhoresky espère que la troisième fois sera la bonne au Banque Scotia 21k de Montréal, le dimanche 23 avril prochain.

En effet, l’athlète de 30 ans native de Tecumseh, en Ontario, a déjà obtenu deux secondes places lors de cette course du Circuit du Canada. Cette fois, elle a une source de motivation additionnelle à l’approche du jour J : la victoire lui donnerait une fiche parfaite de 3-0 pour la saison 2017.

Il y a un peu plus de deux ans, Pidhoresky déménage à Vancouver avec son conjoint et entraîneur, Josh Seifarth, qu’elle épouse en août 2015. Ce déménagement s’avère profitable.

Le 18 mars dernier, Pidhoresky remporte le 5 km de la Saint-Patrick dans sa ville d’adoption. Elle signe ensuite une victoire impressionnante pour décrocher un troisième titre au prestigieux 30 km Around the Bay, à Hamilton. Elle enregistre alors un record personnel de 1:47:27 – abaissant de trois minutes et demie son meilleur temps sur ce parcours vallonné –, signe qu’elle a fait des progrès appréciables.

À Montréal, sa connaissance du parcours de 21 km, qui traverse le parc Jean-Drapeau sur les magnifiques îles Notre-Dame et Sainte-Hélène, devrait également l’avantager.

Athlétisme Canada a gentiment accepté de modifier la période de qualification aux Championnats du monde de demi-marathon 2018 pour inclure le Banque Scotia 21k de Montréal. Un voyage à Valence, en Espagne, en mars prochain serait une autre belle occasion pour Pidhoresky de compétitionner à l’étranger.

Or le but ultime de l’athlète demeure l’obtention d’une place dans l’équipe canadienne de marathon en vue des Championnats du monde 2017 de l’IAAF, place que Pidhoresky compte obtenir au Marathon d’Ottawa Banque Scotia (28 mai). Elle veut donc réaliser un bon chrono à Montréal pour confirmer qu’elle est sur la bonne voie.

« C’est sûr que je veux terminer en moins de 1 heure 14 minutes, révèle l’athlète. Ce serait un chrono satisfaisant, mais j’aimerais courir encore plus vite. Sauf qu’on ne sait jamais d’avance; il faut que tout se passe bien ce jour-là. Je croise les doigts. »

Dès ses débuts, Pidhoresky présente un potentiel impressionnant pour le marathon avant d’être ralentie par des blessures et d’autres problèmes de santé. En 2011, elle court le demi-marathon de Niagara Falls en 1:11:46, le quatrième meilleur temps par une coureuse canadienne. Or elle subit par la suite deux fractures de fatigue au sacrum, dont une pas plus tard que l’automne dernier.

Elle court finalement son premier marathon à Houston, en 2016, mais doit abandonner en raison de problèmes gastrointestinaux. Puis, lors de sa préparation au Marathon Scotiabank Toronto Waterfront 2016, elle sent que quelque chose ne va pas. Elle réussit de peine et de misère à terminer la course en 2:40:38, temps qui lui vaut une médaille de bronze aux Championnats canadiens. C’est alors qu’on lui diagnostique une deuxième fracture du sacrum. Aujourd’hui, on dirait que la vie lui sourit enfin.

Bien que Pidhoresky ait représenté le Canada au Chiba Ekiden 2011, une course sur route par équipe, participer à un premier championnat majeur serait pour elle un jalon important.

« C’est certain que mon but sera d’obtenir une place aux mondiaux, dit-elle à propos du Marathon d’Ottawa. Je pense que c’est le dernier jour pour se qualifier; je vais donc savoir exactement ce que je dois faire. Une partie de moi voudra courir vraiment vite, mais je crois que le plus sage serait d’être prudente pour obtenir le temps de qualification. C’est ça l’objectif. Avec un peu de chance, je pourrai tester ma condition physique plus tard cette année. »

D’où l’importance du 21k de Montréal. Sans surprise, Pidhoresky se montre prudente quant à ses intentions : selon toute probabilité, cette course fait partie de son entraînement pour arriver à Ottawa au sommet de sa forme.

« Comme nous serons à plus d’un mois d’Ottawa, je ne crois pas que je vais devoir ménager mes jambes, explique-t-elle. J’espère me sentir bien, car ce n’est pas agréable de courir en étant très fatiguée. C’est sûr que je veux courir vite; j’aimerais beaucoup battre mon record personnel. »

« Je sais que c’est un parcours rapide quand la météo est favorable. Ça peut devenir venteux; je l’ai déjà vécu. Je veux courir vite, mais je sais que c’est possible que je ne sois pas en super forme. Je saurai après cinq ou dix kilomètres si c’est une bonne journée ou non. »

Si les choses tournent mal pour Pidhoresky, plusieurs Québécoises pourraient bien la rattraper. On n’a qu’à penser à Arianne Raby, qui a fait le 5k l’an dernier mais a déjà couru un marathon en 2:48:54; Bianca Prémont, gagnante du 21k de Montréal en 2015; et Sandra McLean. Prémont, qui a terminé troisième au Banque Scotia 21k de Montréal l’an dernier, a couru son meilleur marathon en 2:48:29.

Pidhoresky est particulièrement confiante ces jours-ci, elle qui vient de connaître des semaines d’entraînement exceptionnelles où elle a couru plus de 150 kilomètres. Elle se garde toutefois un jour de repos hebdomadaire où elle fait parfois de la natation ou du vélo pour moins solliciter ses jambes. Lors d’une séance d’entraînement par intervalles (série de courses d’un kilomètre très intenses) il y a deux semaines, l’athlète olympique canadienne Natasha Wodak s’est même jointe à elle pendant quelque temps.

Mais le moment de vérité sera le 23 avril au parc Jean-Drapeau.

Chez les hommes, on peut s’attendre à une course serrée : une demi-douzaine de concurrents ont un record personnel sur 10 km d’environ 30:30. Ce sera chaudement disputé, mais quelqu’un réussira sans doute à se détacher du lot pour remporter les grands honneurs.

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Pour en savoir plus ou s’inscrire au Banque Scotia 21k de Montréal :

www.21kdemontreal.com